-Une famille nombreuse , économiquement plutôt à la peine, mais avec une vie de famille grandement gratifiante. Le partage était devenu une devise. Partage du travail, des jeux, des chants, d’une pièce sèche offert par le boulanger parce que devenue invendable. Lors des coups durs, proportionnés au nombre des enfants, la tactique utilisée était celle de se serrer les coudes. La meilleure chance des enfants a été d’avoir été conçus par des parents hautement cultivés. Onze enfants, onze caractères dominants différents : sage, pince sans rire, autoritaire, aventurier, consciencieux, absolu, bavarde, réfléchi, travailleuse, silencieuse, anxieuse. -De nombreuses sociétés de chants et une fanfare . Si l’économie battait de l’aile, surtout dans notre canton, les chœurs devenaient de plus en plus florissants. Grâce à nos brillants compositeurs et aux mélodies de : l’Abbé Joseph Bovet, Carlo Boller, Jaques Dalcrose, Gustave Doret qui surent exalter les beautés de notre pays, de notre région, les caractères spécifiques de ses habitants, et magnifier leur attachement à leur Patrie, la dureté de la vie s’adoucissait. -Une religion. La religion a joué, dans ce temps-là, un rôle essentiel dans la vie de ses fidèles. L’Eglise avait alors un réel pouvoir sur chacun d’eux. La religion était synonyme d’obligations, de défenses strictes sous peine de péché mortel. Qui se souvient encore des communions à jeun, d’où la nécessité d’assister à deux messes le dimanche ou encore l’obligation de faire ses Pâques ? -Les fêtes. C’était pour tous des occasions de s’édifier lors des fêtes religieuses, de se réjouir lors des profanes et d’oublier pour quelques heures les malheurs du temps. -Des héros bien helvétiques : Nicolas Chenaux, Nicolas de Flüe, Henry Dunant, le vainqueur de la course Morat Fribourg de 1942 -Des hauts faits passés : la bataille de Morat, celle de Saint Jacques sur la Birse, les guerres du Sonderbund. -.La guerre de 1939 à 1945 suivie presque pas à pas. Celle-ci influença énormément l’économie suisse. Le pays était entouré de pays en guerre ce qui restreignait les importations des matières premières dont nous sommes dépourvues, et également nos exportations de produits manufacturés. Des restrictions qui eurent pour effet d’engendrer un chômage endémique. Pour soutenir l’économie et soustraire ses habitants à une trop grande misère, les autorités suisses durent prendre des mesures qui, diront certains, étaient en légère infraction avec notre code de neutralité. Mais pour la plupart, pour les économistes d’alors, tout comme les hommes d’Etat de cette période, les membres du Conseil Fédéral ne pouvaient agir autrement. -.Les mobilisations. Elles ont eu, également, pour effet, de ralentir notre économie, surtout l’économie rurale, économie qui fut pourtant en partie minimisée grâce aux vieux et aux femmes qui avaient pris le relais. -Des Bavards. Qui analysent les nombreux événements de cette période. -Des extraterrestres qui compareront les événements de ce cycle avec d’autres survenus aux époques avant ou après cette période. -Vous entendrez des chants populaires quasiment oubliés et des chansonnettes venues du fond des âges. Les hymnes nationaux des pays attaqués. -Des mots pour rire d’époque tel que celui-ci : -Hitler et Goeuring sont tous les deux en barque sur la mer. Hitler dit à Goering -Est-ce qu’on nous voit encore de la plage ? -Oui, mon Führer, répond Goering. -Alors continue, va plus loin. Goering rame. -D’ici, peut-on nous voir ? -Non, mon Führer » -Même pas avec une jumelle ? -Même pas avec une jumelle, nous sommes trop loin. Alors Hitler se lève et dit : -Tourne-toi, Goering, tourne-toi, maintenant que personne ne peut me voir, je veux essayer de marcher sur les eaux. -Une Suisse compatissante. Durant cette longue guerre la Suisse a su réconforter les gens les plus touchés par les combats, surtout les enfants. Elle su accueillir, autant que sa capacité territoriale le lui permettait, les personnes les plus touchées par ces événements tragiques. Vous pourrez y lire des témoignages émouvants.
Bienvenue sur la Silencieuse
Ce Roman de mémoire... la Silencieuse a pour but de rappeler aux plus anciens ou de faire découvrir aux plus jeunes la vie d’une époque révolue qui se situe au milieu du 20ème siècle, à savoir de 1930 à 1945, plus précisément dans l’intervalle du Krach de New York et la presque fin de la seconde guerre mondiale. On pourrait comparer ces changements aux transformations apportées par la révolution industrielle du 19ème siècle qui passait d’une société dominante et rurale à une société économique et politique. Vous découvrirez au fil de ce site :
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Cécile Deschenaux-Maspoli